Pour les Français, la restauration scolaire est centrale pour l’avenir des agriculteurs
76 % des Français considèrent la restauration scolaire comme un maillon essentiel pour l’avenir des agriculteurs en France, selon un sondage réalisé par Ipsos-BVA pour le Syndicat national de la restauration collective (SNRC).
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La restauration scolaire peut jouer un grand rôle pour l’agriculture française. C’est ce que soutiennent 76 % des Français interrogés dans le cadre d’une étude d'Ipsos-BVS parue le 17 février 2026. Commandé par le Syndicat national de la restauration collective à l’approche des élections municipales en mars, le sondage s’intéresse à la vision qu’ont les Français de la cantine de leurs enfants ou de celle de leur entreprise.
L’étude montre d’abord une certaine méconnaissance du cadre réglementaire issu de la loi Egalim imposé aux cantines. Ainsi, 64 % des Français (et des parents) sous-estiment par exemple la part de 50 % de produits durables et/ou de qualité qui doivent être servis en restauration collective (bio, AOP, label rouge, bleu blanc cœur, etc.).
Des divergences sur l’approvisionnement local
Par ailleurs, les parents d’élèves ont une image plus positive que l’ensemble des Français sur les enjeux d’approvisionnement. Ils sont par exemple « 60 % à considérer que les entreprises de restauration collective s’approvisionnent principalement auprès des producteurs locaux (vs 53 % pour tous) », constate le sondage.
En réalité, selon deux enquêtes du SNRC réalisées en 2024 et 2025 sur l’approvisionnement et les achats de la restauration collective, 71 % de la viande est originaire de France et 28 % de l’Union européenne. 95 % des œufs et 99 % du lait utilisés dans les cantines sont d’origine France. Au global, ce secteur représente environ 7,2 % des produits agricoles français consommés en France (hors export).
Des parents insuffisamment informés
Le sondage soulève enfin la question de la pédagogie de l’alimentation qui « semble nécessaire auprès des parents pour les collectivités et les entreprises de la restauration scolaire ». Au-delà des menus, les parents ne se disent pas assez informés sur les sujets du coût total des repas servis à leurs enfants (51 %), du choix des produits (54 %), des coûts engagés par la commune pour chaque repas (62 %), et de la manière dont sont choisis les prestataires (75 %). Ainsi, « 91 % des Français estiment que les collectivités devraient bénéficier de plus de moyens pour la restauration scolaire ».
Pour Isabelle Aprile, présidente, du SNRC, « parce que la restauration scolaire relève de la responsabilité des maires, elle sera légitimement scrutée par les électeurs. Huit Français sur dix considèrent déjà qu’il s’agit d’un sujet important ou prioritaire ».
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